Notre itinéraire d'entreprenautes
Blog décrivant l'ensemble du processus pour l'élaboration d'un site web 2.0, par l'expérience actuelle de deux personnes néophytes. En partant d'une simple idée, pour aller vers un projet concret, en passant par toutes les étapes de recherche, de lecture, de collaboration humaine, de développement web, de prise de connaissance technique, juridique, managériale, marketing, mercantile et j'en passe... Et vous? Vous en êtes où?

Coûts

Au 31 Mars 2011:
En temps :

+ de 7000 Heures


En Finance :

36 151,63 €

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Dress-Me a sa page


Venez donc nous "aimer" (on verra plus tard pour la vénération ;) )

Projet Dress-Me

Ce n'est plus un mystère!!!!
Tout le monde en parle!!!

Venez donc découvrir les fonctionnalités de notre applications de gestion de penderie en ligne :)

Publications Récentes

mardi 17 janvier 2012

ClaireYvesAndré, Le savoir-partager c'est notre savoir-faire

Il y a quelques jours, j'ai été contacté par Yannick Djeugoue, pour faire un échange de visions sur nos sociétés et ce que nous en percevons via le net. Le but était de nous challenger par billet interposé, sur nos blogs.
Son idée me semblait intéressante, et il a donc commencé cet échange il y a quelques jours ici.

Je me permets donc de commencer par lui répondre.



Tout d'abord, Yannick, je suis très étonné des liens et des logos que tu as choisis : des liens vers des billets anciens qui nous ont permis de faire notre étude de marché, avec les logos originels, que je n'avais plus vu depuis deux ans.
Du coup, je me dis que la visibilité que tu as de mon projet est en effet très parcellaire et surtout faussée par la recherche initiale!

Le nom Dress-Me n'a pas vraiment de connotation américaine. L'anglais a été choisi car c'est la langue que le monde parle. En effet, nous n'avons jamais eu de visée uniquement nationale : la solution que nous cherchons à créer est universelle, à savoir, comment habiller les gens le matin sans qu'ils ne se posent la question, ou leur éviter de dire "Je n'ai rien à me mettre" devant un dressing plein à craquer.
En outre, dans ses deux mots du nom du site, on comprend ce que nous allons faire : "habille moi". Nous cherchons exactement à habiller les gens! Et surtout, la personne qui l'aura vu ou lu une fois n'aura pas besoin de google pour nous trouver : c'est très simple à retenir, et c'est phonétiquement agréable.

Par contre, là où je te suis, c'est dans la tagline "Cabine d'Essayage Sociale". Sur ce coup là, on a merdé...
Personne ne comprend et on perd tout le bénéfice du nom.
En outre, le système jusqu'ici comportait trop de features et de bla-bla, ce qui noyait encore davantage les gens!
Depuis lundi 16 janvier, la nouvelle mouture a été clarifiée, même si nous sommes encore en phase d'adaptation.

Ensuite, malgré tout ce que l'on peut penser des Etats-Unis, on peut leur reconnaître une propension à faire adopter leur solution à grande échelle. Ils sont forts. Et pour tout te dire, je les admire pour cela. Mais cela m'agace tout autant!
Alors, mon but à moi, c'est d'aller sur leur territoire, oui. Je compte bien habiller les américains aussi, qui ne se baladent pas encore tout nu. Et en effet, l'aura de la France sur la mode peut m'y aider!
La France est forte aussi et a de bonnes idées, mais on reste modeste dans notre coin et rien ne sort plus de notre pays. Même des réussites comme le TGV ou le Rafale n'arrivent pas à se vendre ailleurs. Et c'est déprimant.
Un cas plus proche dans le web : "Copainsdavant", avec 10 ans d'avance, ils pouvaient inventer Facebook, mais non, les dirigeants n'ont jamais poussé plus avant le concept, ne l'ont pas ouvert, sont restés franchouillards jusqu'au bout des octets! Et en cela, c'est intolérable car il va s'éteindre petit à petit alors qu'il aurait pu s'exporter franchement...

Tu cites beaucoup de concepts auxquels tu dis ne pas croire (facebook, twitter, covoiturage [qui vient encore de lever 7,5M d'€]), mais tu ne donnes pas ceux auxquels tu crois.
Pourtant, tu admires les créateurs qui sont vraiment innovants. Et pour le coup, ses trois cas le sont plutôt...
Ils révolutionnent une façon de consommer nos infos, notre savoir, notre vie en temps réel... Alors même que le côté mercantile reste encore à créer. Et des gens misent sur eux des sommes folles. On verra qui aura raison, mais dans les faits, ses nouveaux usages ont déjà permis de voir l'étape suivante, je trouve!
Donne moi les sites auxquels tu crois!

Perso, je n'aime guère les copycat non plus, et je suis content de dire que l'on n'a copié personne, et que notre approche reste unique en son genre. On verra maintenant si les risques que l'on prend, la vision que l'on a, ont un avenir ou non...

Enfin, les geeks ne sont clairement pas notre cible, mais êtes-vous de grands lecteurs de aufeminin.com, valorisé pas mal de centaines de millions d'euros ? ;)

(Nb: quand tu veux pour scrIbYdoo.com - fusion du mot scribe et du personnage Scooby doo)

Parlons maintenant de ta société, dont je vois le reflet dans ClaireYvesAndre.com.

A mon tour d'être étonné.
Le nom de ton site est bien trop compliqué! Le fait que les gens se souviennent ton nom de tête est fortement improbable! En outre, il ne m'indique pas du tout le sujet... Pour moi, c'est clairement une erreur pour que les gens se passent l'info (à noter que Scribydoo a typiquement la même problématique : beaucoup se trompe même ensuite - comme toi - entre le Y et I ;) ).
La tagline est pas mal : un joli mantra, même s'il manque un peu de compréhension.

Par contre, une fois sur le site, on comprend bien ce que tu proposes, c'est clair - même si trop verbeux à mon goût avec trop de segments possibles à lire.
Par contre, ce qui me gêne un peu est le côté old school du site : le design est très basique et même s'il évoque l'école, il n'attire clairement pas l'utilisateur à pousser plus loin sur le site, très web 1.0.
Le logo lui-même doit être revu...

En outre, le business, bien que clair, m'interpelle.
Toi qui aimes l'innovation et la prise de risque comme tu le dis, j'aurai cru que ton site proposerait des outils innovants d'apprentissage. Or, il n'en est rien... On reste dans du fondamentalement connu.
Etudiant, je donnais des cours de maths et physique, dans une école qui regroupait les élèves après les cours, justement pour baisser les coûts. 
A l'époque, la façon de se faire connaître passait par la pub journal.
Aujourd'hui, j'ai l'impression que la seule différence est le vecteur de l'annonce : le web.

Alors qu'à mes yeux, il faudrait que tu élargisses encore, pour passer une partie des apprentissages par le web!

Personnellement, je me sers beaucoup de site comme codeacademy.com ou codeschool.com pour apprendre les nouvelles technologies. Cela vaut tous les bouquins possibles! Scribydoo a été fait l'été dernier pour mettre à profit les cours reçus en quelques jours sur codeschool.com!

Pour ma part - et scribydoo en est le début... -  je crois vraiment qu'il y a moyen d'enseigner une partie des choses par le vecteur de l'exemple, de la récurrence, et du jeu.
Et ce à des coûts beaucoup plus bas pour les parents et les élèves!
On peut en reparler, mais je crois beaucoup au pouvoir didactique et d'apprentissage par le jeu et la mise en pratique. Même si cela ne vaut pas pour tout, et qu'un prof reste indispensable pour bien des choses!

Donc, pour moi, il faut pousser l'usage de ton site, par son level design et ses fonctionnalités (déjà, une fonction de géolocalisation serait un plus pour que les enfants puissent se regrouper, je ne sais pas s'il y en a une...)

Yannick, ma famille reste ma plus grande force et source de motivation! Et toi, ami entrepreneur, d'où tires-tu ta force et ton envie de promouvoir ta vision?

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samedi 31 décembre 2011

Bilan 2011. En route pour 2012!

A la veille de cette année 2012 qui s'annonce riche pour nous, il était bon que je fasse le point sur notre projet.

Cette année 2011 fut une année extrêmement enrichissante, mais aussi difficile pour nous.
En sortant gradué du Founder Institute en février 2011 et en lançant le site en bêta en avril, nous étions en capacité de proposer un modèle solide à des investisseurs pour juin.

Mais malgré notre timing sans faute à ce moment, il a fallu déchanter quelque peu : notre délai était bien trop optimiste et la chasse aux investisseurs beaucoup plus astreignante que notre planning ne le laissait penser.
En outre, au pays du e-commerce, il s'est révélé très présomptueux de notre part de créer un site communautaire sur la mode sans pousser un modèle économique dans ce sens.

Alors, en interviewant nos utilisateurs et avec bon nombre de métriques sous le bras, nous avons fait auditer notre site et tout notre modèle par une agence extérieure, Viens-Là. Ils nous ont rendu un travail très complet, avec un design et une ergo entièrement refaites. Et depuis, nous avons transformé le site et les process, pour rendre les Call To Action plus visibles et le site plus addictif! 

D'ici la mi-janvier, nous allons migrer l'ensemble des données vers la nouvelle version.
A ce jour, cela représente plus de 1.200 inscrits et près de 10.000 photos uploadées et gérées sous 6 formats différents (web et mobile), dont une bonne partie créée à partir de l'application iPhone.
Au même moment, nous lancerons une opération de levée de fond avec SmartAngels. Dans ce but et avec l'aide d'une avocate d'affaire, nous mettons à jour nos statuts et autre pacte d'associés pour faire entrer de nouveaux associés financiers.

Alors, sur notre travail sur 2011, quel regard est-ce que je porte?

Tout d'abord, je dirai que j'ai été frustré. Frustré par le manque de moyens que nous avons eus.
Sans levée de fond, il a fallu jongler avec les chiffres de notre trésorerie pour refondre notre site, sans perdre de vue notre idée, qui n'a pas bougé d'un iota et qui reste très ambitieuse : habiller nos utilisateurs tous les matins, sans qu'ils aient besoin de se tarauder de questions.
En outre, avec le modèle actuel, difficile de faire entrer de l'argent sans un minimum d'utilisateurs. Or, sans moyens financiers, il a fallu se rendre à l'évidence que nous ne pouvions nous faire connaître de façon massive : les Facebook Ads et autres Google Adwords, sans parler d'un bon SEO ne sont pas gratuits - un nouveau blog est né à ce propos -, contrairement aux légendes urbaines qui peuvent courir sur le web. En outre, la viralité et autre buzz n'ont qu'une portée limitée sans un PR récurrent et donc, souvent payant. Les modèles basés sur du PR gratuit sont : ou soit un surf sur l'actualité du moment, ou soit du réseau personnel.
Toutefois, le récent éclairage au cours du buzz de l'EuroMillionnaire nous a permis de comprendre un certain nombre de mécanismes sur lesquels nous allons nous appuyer pour le lancement de Dress-Me next Generation!
Du coup, refondre notre modèle et le site nous a pris du temps, principalement de part un manque de moyens financiers récurrents!

Autre point important sur cette année : le mobile est vraiment de retour dans notre nouvelle stratégie. Grâce à un outil de Digidust - ils ont conçu Dress-Me iPhone avec nous -, nous nous sommes rendus compte que de 2 à 7% de nos utilisateurs activaient leur appli iPhone Dress-Me chaque jour. Nous avons donc renforcé cet axe pour la nouvelle proposition de valeur! le SOLOMO est notre ami, c'est loïc qui l'a dit, et toutes nos métriques aussi, d'ailleurs (je pense qu'il a dû avoir vent de nos chiffres! Ah, le piratage industriel, quelle plaie ;) )

La bêta a aussi prouvé de nombreuses choses à nos détracteurs : par exemple, oui, les utilisateurs - les utilisatrices en l'occurence - sont prêts à prendre leur dressing en photo! 

La nouvelle interface, les nouveaux outils, les tunnels simplifiés que nous avons préparés vont permettre de ne plus se perdre dans un outil complet, mais conçu de façon un peu trop tentaculaire. 
Sans retirer de fonctionnalités au niveau de notre objectif, nous avons créé un "mur" de looks totalement optimisé et clair, où le premier Call To Action, très impliquant permettra de nouvelles interactions et viralités!

Et pour clarifier définitivement notre positionnement, nous avons retiré la gestion communautaire pour nous consacrer à notre valeur ajoutée, tout en remontant le tout vers Facebook pour ceux que cela intéresse!

Nous avons profité de cette grosse optimisation pour monter en puissance notre plateforme technique, toujours sur du Cloud computing (Heroku / EC2 /S3), mais cette fois en Rails3 et sous un framework css permettant le redimensionnement à la volée du site sur des devices comme les mobiles et les tablettes!

Nous avons d'ailleurs de beaux projets pour poursuivre notre intégration avec le e-commerce!

Mais toutes ses choses, nous ne pouvons vous les révéler encore! Bientôt la sortie du nouveau site, donc restez dans le coin! Et pour nos amis lecteurs qui payent l'ISF et qui veulent en savoir davantage sur notre Business Plan, n'hésitez pas à vous inscrire sur SmartAngels, ils vous enverront tout cela ;)

Je vous souhaite à toutes et tous un bon réveillon ce soir, et un très bon passage en l'an 2012, qui sera crucial pour nous - à noter que, accessoirement, je vais être papa pour la seconde fois courant janvier aussi ;) 



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samedi 17 décembre 2011

Entreprendre, c'est être en déséquilibre entre le rêve et le cauchemar

Hier, je traversais Colombes en voiture, et passais devant le bâtiment d'Oracle sur la route menant à Bezons.
Et je vis qu'il y avait 11.000 m² à louer dans leurs locaux. 
Je me prenais à rêvasser qu'un jour, ma petite société aurait besoin de tant d'espace et aurait les moyens de se l'offrir.

Au coin de la même rue, il y avait un homme sale poussant un caddy remplit de bric à brac. Plus clairement, un clodo.
J'imaginais alors que ma situation actuelle était aussi proche de me mener à cet homme que de louer cet espace. 
Peut-être cet homme hagard avait été un entrepreneur autrefois. Avait tout donné. Avait tout perdu. Et son équilibre mental n'avait pas résisté, et il n'avait jamais remonté la pente.

Oui, entreprendre, c'est être sur une pente, sauf qu'on ne connait pas son angle d'inclinaison : elle peut très bien se révéler en descente!
Il est donc primordial de conserver les pieds sur Terre : certes, il faut donner beaucoup à son projet, mais conserver de solides attaches avec autre chose : la famille, les amis, des possibilités de repli, des idées positives auxquelles se rattacher à l'extérieur de son projet!

A la fin du mois, la Sécu m'a annoncé que je perdais mes droits. Voilà 15 ans que je travaille. 18 mois sur ma société, mais comme je ne me paie pas, je perds ma Sécu. C'est très étrange comme sensation, je dois dire que je ne l'ai pas vu arriver. Déjà vivre sans salaire ni assedics, c'est très sport à long terme.
Mais cela ne me décourage pas, car on arrive au dénouement! J'ai pris des dispositions pour cette annonce fâcheuse; et en janvier 2012, nous allons enfin sortir la première vraie V1 pour Dress-Me! 
6 mois que l'on travaille dessus suite à 3 mois d'audit de la version bêta!

2012 sera l'année où nous saurons dans quel sens va aller la pente!
En cas de descente, il faudra que je sache en tirer les enseignements, mais surtout, conserver ma force, mon être, pour ceux qui comptent encore sur moi.
En outre, pousser un caddy n'est pas mon truc... Déjà, pour faire les courses, ça m'ennuie ;)



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samedi 19 novembre 2011

Urgo lance un produit en faisant courir les blogueurs dans Paris!

Aujourd'hui, nous avons eu la chance d'être invité par Urgo, parmi une autre douzaine de blogueurs pour un mystérieux événement!

Nous ne savions rien sur le pourquoi du comment! Tout ce que nous savions, c'était qu'il fallait être Place Stravinsky à 14h15 pour enquêter sur la mystérieuse perte de mémoire d'une certaine Emma découverte la nuit en plein quartier du Marais!
De quoi piquer notre curiosité et c'est avec un beau soleil de novembre que nous avons été accueilli par l'équipe Urgo, ici en photo!

Ainsi donc, il s'agit d'un jeu de piste! Mais pour quoi? Pour gagner quoi? Le mystère est laissé entier à notre départ pour l'aventure, et nous partons en chasse à travers Paris avec un baluchon d'indices : des indications, des jumelles, un miroir, un mètre mesureur et une petite lumière bleue...

Alors, sérieusement, avec mon associée Sylvie, on s'est bien amusé! On a couru à la chasse aux réponses durant plus d'une heure, à découvrir des nouveaux lieux de Paris, à chercher à comprendre cette énigme de départ, trouver des réponses au fur et à mesure avec les objets en notre possession, et ce, en découvrant peu à peu le produit d'Urgo, mêlé au sein de l'histoire à travers les indices!
D'ailleurs, ce sont ces indices prépondérants qui nous ont permis de découvrir le coupable, le pourquoi et le comment!

Du coup, on a gagné!
Nous n'avons pas été les plus rapides à revenir, mais avons réussi pratiquement chaque énigme! Nous avons gagné chacun un très bon moment à passer dans un Hamman fort sympathique et nous ne manquerons pas de nous en servir dès que les courbatures de tout bon entrepreneur web se fera sentir ;)

Et tout cela pour quelle raison? Qu'a t'il pris à Urgo de faire courir une population de blogueurs dans Paris?

Et bien, il s'agit d'un nouveau produit contre les boutons de fièvre!
Étonnant, n'est-ce pas? Nous sommes loin de la découverte d'une appli iPad ou mobile, voire de l'annonce d'un site sur les petits bobos!

Non, Urgo a décidé de parler d'un de leur produit dans lequel ils ont l'expertise, en ramenant le web dans la vie réelle, au sein d'une initiative humaine, vivante et sociale!

Et très franchement, ce fut réussi!
A l'époque du SoLoMo, voilà qu'une marque - peu présente encore sur le web - décide de placer des blogueurs autour de leur produit, par une expérience en gaming réel dans les rues de Paris.

Je regrette qu'ils n'aient pas prévu de relais de cet event sur le web : pas de page facebook, pas de compte twitter... Urgo a encore du chemin à faire vers une présence web et la gestion de son e-reputation, mais à un moment où le web et le monde réel se rapprochent, peut-être leur arrivée par ce biais est une bonne chose!

Alors on ne peut que se réjouir de cette approche du monde web! Bravo, Urgo :)


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jeudi 17 novembre 2011

"Papa, Maman, comment on fait les billets?" - "Vas voir sur abcbanque.fr!"

A l'heure où le monde veut passer au goudron et à la plume tout bon banquier qui se respecte, voilà que la Société Générale décide de lancer un site éducatif sur l'argent à destination de nos chères têtes blondes de 6 à 11 ans.

Non, bourrage de crâne et autre embrigadement ne sont pas au menu : il s'agit ni plus ni moins que d'une idée germée dans leur pôle innovation, sans but lucratif ni publicité susceptibles de capter les menues économies de nos bambins.


Pour se faire accompagner dans la tâche pas aisée de parler d'un sujet ardu pour ne pas dire tabou, ils sont passés par PlayBac, déjà fort connu pour ses éditions éducatives comme "Le petit Quotidien" ou "Les Incollables".


Suite à deux études fin 2010, ils se sont aperçus que les enfants avaient une notion plutôt claire du rôle d'une banque dans son aspect de dépôt, et une relation à l'argent très sérieuse, souvent prodiguée par les parents. Par ailleurs, l'Education Nationale est très absente en ce domaine. 

Mais une légende enfantine court encore : les billets des distributeurs seraient fabriqués à la volée, au moment du retrait avec la fameuse carte bleue magique! 
Pour la Société Générale, il n'était pas possible de laisser courir pareilles rumeurs et voici donc que www.abcbanque.fr voit le jour mi-novembre!

J'ai été convié avec ma fille et ma belle-fille à la présentation, et il faut reconnaître que le résultat est intéressant pour nos enfants (et les grands aussi... Savez-vous comment sont fabriquées les pièces en Euro?).
Le graphisme reprend des formes et des couleurs que l'on peut retrouver dans Les Incollables : on se rapproche d'un aspect scolaire, abordé de façon ludique. Un clin d'oeil voire un appel du pied à l'Education Nationale pour relayer ce nouveau support sur des notions souvent oubliées peut apparaître ici.

Mais les vidéos, les jeux et l'ergonomie restent propres à l'univers et à l'expérience des 6 / 11 ans.

Mes filles ont beaucoup apprécié la tirelire interne au site, qui permet aux enfants d'apprendre un peu à gérer son argent de poche, ou ses étrennes, avec les petits achats qu'ils peuvent faire avec cet argent.
Je n'ai pas trouvé de références aux valeurs des objets de la vie courante des enfants : le prix d'un paquet de bonbon, d'une baguette de pain, d'un lit, d'un jean, d'un jeu de société ou même d'une auto ou d'un appartement. Cela pourrait donner des échelles de grandeur qu'ils n'ont pas ou qu'ils n'imaginent pas. 

En tant que parent, je comprends parfaitement l'utilité de ce site, même si je ne veux pas non plus faire de trop rigoureux comptables de mes enfants.
Je pense que l'imaginaire parental se complaît à estimer que l'argent est une chose à repousser le plus tard possible de l'esprit des enfants.
Ce site met le pied dans le plat de façon ludique et c'est aux enfants de critiquer ou non, de voir si cela leur plaît ou pas!

Alors, allez faire un tour avec vos enfants sur www.abcbanque.fr, l'initiative est louable et a déjà le mérite d'exister car totalement unique! A noter que Jamy Gourmaud répondra aux questions des plus jeunes pour le lancement sur le site http://particuliers.societegenerale.fr samedi 19 novembre à 16h30. (non, Jamy ne viendra pas avec son camion...)

Je vous mets la vidéo de présentation ci-dessous, ainsi que le dossier de presse sous format d'image!




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mardi 1 novembre 2011

Résultat du site à l'Euromillionnaire



Hello à vous tous!

Alors? A t'il répondu, ce brave homme chanceux du Calvados?

Pour tout savoir, rendez-vous vite sur www.162256622.eu et lancez la vidéo, spécialement conçu à cet effet ;)

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vendredi 14 octobre 2011

Message au gagnant de l'EuroMillions!



Hier, en entendant que le grand gagnant de l'EuroMillions voulait investir dans des entreprises françaises, je me suis dis qu'il fallait réagir!

Ma startup a besoin d'argent pour croître, je lui demande donc d'investir à hauteur de ce qui se trouve après la virgule des millions, soit 256.622€!

Et pour se faire, j'ai créé un site dans la nuit!

Rendez-vous sur www.162256622.eu!


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dimanche 9 octobre 2011

La bohème...

"Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître..."

Non, Non, n'ayez crainte, je ne vous fais pas une séquence nostalgie!
C'est juste que le parallèle entre les aspirants artistes de l'époque et les aspirants startuppers d'aujourd'hui me semble assez juste.

Autour de moi, je vois nombre d'entrepreneurs web souffrent du manque de financement français en amorçage - oui, oui, nous aussi. Cette fameuse tranche des premiers 100 à 300.000€ à conquérir et qui sont tellement vitaux à ce stade, pour faire un produit stable et solide, se faire connaître, et avoir quelques experts à embaucher.

A l'époque, les bars d'artistes dans le XVIIIième voyaient passer des peintres, des chanteurs, des danseurs, des musiciens, des imprésarios... Pour nous, startuppers du web, il s'agit de bars près du métro Grands Boulevards. On y retrouve les UX designers, les Community Managers, les CEOs, CTOs, Business Developpers, Bloggueurs et même parfois quelques investisseurs...

Et il est déjà des têtes que je ne croise plus. Et certaines autres sont amaigries et fatiguées, des nombreuses heures passées à essayer de créer à partir de rien, sans moyen et en se privant de pas mal de choses, une société innovante.
Et dans chacun de ses visages, nous pouvons lire l'envie, la compétence, mais aussi parfois l'échec ou le renoncement.

Que de bons projets, que de bonnes idées perdues par asphyxie, ou étouffées pour se transformer en une société de services, pour faire entrer quelques chiffres d'affaires, histoire de faire mousser ses Business Angels incompréhensibles, qui regardent plus les chiffres de quelques milliers d'euros entrés que le potentiel d'une idée intéressante.

Cette année, tous les indicateurs sont dans le rouge dans l'amorçage. Pratiquement aucune levée de fond auprès de Business Angels dans le monde web français, hormis auprès de son réseau personnel et donc plutôt assimilé à de la Love Money.
La crise y est un peu pour quelque chose, mais tout de même, la pilule est amère.

La bohème de l'entrepreneur web, c'est sa capacité à bootstrapper, avec ses moyens, limités obligatoirement. Impossible pour lui de faire faire le design de tueur qu'on lui reproche de ne pas avoir et qu'il ne sait pas faire seul; improbable qu'il acquière des compétences de commercial pour vendre son produit sans aide; inconcevable qu'il développe l'application iPhone qui irait si bien avec alors que son idée reste son principal atout... Et comment attirer une équipe sans moyens financiers!
Il y a bien le Startup WeekEnd et autre BeMyApp qui pallient un peu, et durant quelques heures, pour faire grandir un concept. Mais sans argent, sans capacité à se faire connaître, à développer son réseau, son application, à prouver son business plan, il n'est pas certain que cela suffise. C'est même pratiquement certain...

Autour de moi, Picard et Panzani se font des c... en or sur le dos des startuppers, et peu de gens reconnaissent ses sacrifices au delà du cercle de ceux qui le vivent ou l'ont vécu. Mais bon, quelque part, cela reste normal : il faut bien créer quelque chose qui ait tout de même de la valeur. Mais il semble qu'elle ne soit reconnu nulle part actuellement... Sommes-nous si mauvais?

Mais malgré ce vent de pessimisme qui souffle sur ce billet, il est bon de rappeler ceci : "La bohème, ça voulait dire on est heureux"!
Car, malgré les problèmes, malgré les renoncements et la peur de voir tout simplement s'éteindre dans un coin tout ce qu'on a fait de nos mains et avec nos coeurs, il y a toujours l'envie, le désir de construire, de partir du vide pour arriver à quelque chose. Et je voulais vous dire à tous, gens de ce petit microcosme innovant, que je suis très fier de vous, de faire parti des vôtres et d'avancer et de reculer à vos côtés!

On va y arriver, plus qu'à apprendre la chansonnette!!! ;)


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vendredi 9 septembre 2011

Rentrée, nouveautés, mais...

Bientôt 4 mois que je n'ai pas écrit le moindre billet. Un record! Ce n'est pas de temps dont j'ai manqué pour vous parler de notre belle aventure, même s'il y a de cela, mais plus de la pudeur face à des interrogations, des doutes, les prises de décisions difficiles...
Dress-Me a été lancé mi-avril. Aujourd'hui, nous sommes en passe d'atteindre les 1000 utilisateurs et bientôt 500 looks, tout cela toujours sans relation publique ni marketing quelconque.
Nous avons bénéficié cet été de deux coups de pouce inattendu : l'un très plaisant venu du blog Madmoizelle qui référence l'application Dress-Me dans ses 10 appli iPhone mode et beauté préférées, et l'autre du blog FashionMaroc, qui nous classe carrément premier! 
Ce sont de beaux encouragements à poursuivre! 


Mais suite à un audit de notre application par l'agence Viens-Là, sur son message, son design et son ergonomie, force a été de constater qu'il y avait pas mal de boulot pour clarifier notre message, impacter l'oeil, fluidifier l'expérience utilisateur.
Suivant leurs recommandations, le design a été refait par o0OFF, et intégré par Sylviem en Html5 /CSS 3 en partant du Less Framework. En parallèle, il a fallu revoir des features, des process, des pages entières... Beaucoup de boulot! Et ce sont nos associés de chez Studio Melipone qui font une refonte fonctionnelle et technique en migrant vers Rails3.
Donc, du très très lourd! Le Dress-Me qui va émerger va être très différent de l'actuel! Toujours des features très complètes autour de la mode, mais en poussant la viralité, l'intéractivité des modeuses et modeurs bien plus avant, et surtout, plus facilement! 


En parallèle de toute cela, le marketing a été pensé, et nous voulons mettre en place pas mal de choses, même si nous regrettons de ne pas être présent pour la Fashion Week actuelle avec cette nouvelle mouture! 


Côté levée de fonds, ce fut pas mal de déconvenue. C'est très difficile de lever de l'argent dans ce domaine. Il n'y a pratiquement pas (voire pas...) de Business Angels venus du monde de la mode, et convaincre des avocats ou des médecins sur un sujet mode est de l'ordre de l'illusoire : non seulement ils ne connaissent pas le marché, mais en plus, le sujet ne les intéresse vraiment pas car ce sont très souvent des hommes. Et les réseaux féminins de Business Angels sont inexistants ou presque.
 

Et le "mais" du titre vient de là : la trésorerie de Dress-Me lui permet de durer encore longtemps en l'état, mais pas d'embaucher, ni même de faire des plans marketing coûteux, sans parler du commercial. Du coup, nos plans - qui existent - sont bloqués par des pbs de budget! Et c'est très frustrant!
En consultant d'autres startup de la mode, je me suis aperçu qu'aucune n'avait réussi à lever auprès de Business Angels : Vide Dressing, WallDress ou Looknbe ont tous commencé par trouver de l'argent en love money.   

Mais les montants (respectivement 100K€, 115K€, 230K€) sont plutôt importants et permettent en effet de passer à une vitesse supérieure, ce qui ne nous est pas permis actuellement, car nous n'avons pas un réseau en capacité de réunir des sommes pareilles.

Nous allons donc nous remettre en mode bootstrapping : car l'idée reste bonne et totalement unique actuellement; et même si notre exécution reste imparfaite, je pense toujours que nous pouvons permettre une nouvelle approche de la relation client / vendeur / conseilleur dans le monde de la mode.  

Partir du dressing que l'on possède reste la clé!
 

Alors, soyez attentifs, dans peu de temps, vous allez voir apparaître un tout nouveau Dress-Me, dont voici un petit aperçu, pour ceux qui ne vont jamais sur notre page fan facebook :

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dimanche 22 mai 2011

Entrepreneur rime avec bête de somme! Sisi, je vous assure...

Voilà bientôt 1 mois et demi que Dress-Me est ouvert.
Nous n'avons pas encore lancé de campagne de Relation Publique, ni dans la presse, ni sur des blogs, mode ou autre.
Donc, le site reste assez informel et on a tout de même engrangé plus de 450 inscrits jusqu'ici.
On analyse actuellement les retours pour créer un produit plus simple et direct, et ensuite, on se lancera dans cette phase PR, dans laquelle nous ne sommes pas doués de toute façon.

Mais bon, ce n'est pas pour cela que j'écris aujourd'hui - quoique, c'est lié -, on vous informera de nos orientations très bientôt :)

Non, là j'ai envie de vous parler du travail que l'on fournit au quotidien!
Voilà des mois que l'on travaille sur notre projet, en partant de rien, pour en arriver à la réalisation!
Il ne se passe pas un jour où l'on ne travaille pas dessus! Et même en dormant, on en rêve! Et évidemment, c'est épuisant...

Je dois avouer que parfois, je voudrais prendre du recul. Partir, me ressourcer, voir autre chose que l'ensemble des choses à faire dans une boîte. Surtout qu'au début - qui dure... -, vous êtes le PDG comme la personne qui vide les poubelles, en passant par le marketeur, codeur, designer, comptable, juriste, etc... Du moins dans la limite de vos capacités, évidemment.

Sauf que se ressourcer, j'ai essayé! Mais ce qu'il faudrait, c'est un truc qui mette en suspend les soucis qui sont liés à l'avancée du projet et l'existence de la boîte! Or, ce n'est pas possible... Comment faire pour oublier, pour zapper une anomalie à lever, un point qui coince, le marketing qui s'étire, des chiffres comptables qui ne collent pas, des soucis, des interrogations, de idées..
Perso, j'ai un mal de chien à faire cela... Mais, par chance, cela ne semble pas avoir de prise sur mon moral au quotidien : je fais mon job.

Mon job est de faire mon possible pour mener à bien Dress-Me : l'imaginer, fédérer, le créer ensemble, le faire connaître et arriver à se faire rejoindre par des investisseurs pour grandir plus vite.

Là, on en est entre la phase 3 et 4 : le créer et le faire connaître, avec un pied dans le 5, puisque les sessions Business Angel ont commencé.
Hélas, en cette période de choix fiscaux nationaux qui écartent certaines fortunes jusqu'ici à notre écoute, les fonds s'épuisent. Et trouver de la Smart Money en France, il faut un réseau, ou une traction que nous n'avons pas encore...

Alors, on continue d'avancer, jusqu'à épuisement de la bête de somme. le tout est de connaître les limites... Pour le moment, je ne les vois pas.Lien
Alors, go?


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Sylvie Marie Lopes

Frédéric Assémat
Etre humain s'étant réveillé un matin en criant "Eurêka", avant de s'apercevoir qu'il allait falloir sacrément apprendre à nager pour ne pas couler avec cette sotte idée dans la tête...
frederic.assemat@gmail.com

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